Moto-pompe Japy

Voici d’abord un petit moteur Japy plus tout jeune : un type B de la série 11E n° 1030 de 1909 environ.

Ensuite, une pompe catalane équipée d’un moteur CL (Conord et Labiaule).

Comme le moteur CL ne présente que peu d’intérêt, l’idée est de le remplacer par le Japy, mais en faisant une rénovation totale de l’ensemble.

 

Un premier examen du moteur montre qu’il faudra réparer le cylindre, remplacer le huileur de la tête de bielle et revoir l'allumage en remplaçant la magnéto qui n’est pas d’origine par un tube incandescent. Tout ceci, sans compter les imprévus…

La pompe paraît en bon état, mais il y aura des ajustements de support à faire pour remplacer le moteur CL par le Japy.

Cette pompe comporte un marquage comprenant les lettres C et L superposées et inscrites dans un losange. Ce marquage correspond au nom du fabriquant (L. Chartier à Macon) et n’a rien à voir le constructeur du moteur.

D'abord, dépose du moteur CL.

Puis mise en place provisoire du Japy. Il faut le surélever de 70 mm pour éviter que le volant ne vienne toucher le fond de la cuvette ménagée dans le socle.

Maintenant, il faut redéposer le moteur, démonter entièrement la pompe et revoir le chariot car il mérite une bonne révision.

Démontage de la pompe : volant et arbre manivelle.

Suite du démontage.

Tout est rempli de dépôts « rouilleux » et les 4 boulets servant de clapets n’assurent plus aucune étanchéité. Tous les joints sont également à refaire.

La soupape de sécurité a aussi besoin d’une bonne révision car son mécanisme est totalement grippé.

 

A partir de maintenant, c’est le remontage de la pompe.

Le chariot a été remis à neuf et suffit de remettre en place chaque élément après rénovation.

Ensuite, c’est la rénovation du moteur.

Comme pour la pompe, il faut nettoyer, décaper, remettre en état et remonter tous les éléments.

La prochaine étape concerne la remise en état du cylindre qui a subi les dégâts du gel. Bien que la blessure soit spectaculaire, la situation n’est pas désespérée. La réparation se fait tout simplement à la résine époxy avec finition au mastic polyester.

Ensuite, le cylindre est remis en place et le moteur est posé sur le chariot, à sa place définitive.

Il faut maintenant remonter tous les accessoires : la soupape d’admission, le carburateur, les huileurs et le tube incandescent qui vient remplacer la magnéto et la bougie.

Maintenant, il faut s’occuper des réservoirs d’essence et d’eau de refroidissement.

Le réservoir d’essence ne demande qu’une rénovation. Par contre, l’autre est à construire entièrement : un vieux pulvérisateur en cuivre fera parfaitement l’affaire.

L'allumage par tube incandescent est en place.

Fin de la rénovation.